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Avez-vous le plus beau coeur au monde ?

Une belle histoire inspirante. 🙂

 » Il était une fois un jeune homme dans un parc qui s’écriait à plein poumons : « J’ai le plus beau cœur au monde ! Qui aimerait voir mon cœur ? J’ai le plus beau cœur au monde ! Oyez ! Oyez ! Approchez ! Je m’apprête à vous montrer le plus beau cœur au monde. » Alors, en quelques secondes, des centaines et des centaines de personnes se placèrent autour du jeune garçon. Et à un moment donné, lorsqu’il y a eu assez de personnes autour de lui, il a tout simplement entré sa main dans son manteau et il en a sorti son cœur. Et évidemment, les gens sont restés très surpris parce que c’était de loin l’un des cœurs des plus éclatants, des plus brillants, d’une couleur exceptionnelle, sans aucune égratignure, sans aucune imperfection. Les gens étaient très impressionnés du cœur de ce jeune garçon-là ; et après quelques instants à montrer son cœur avec une fierté exceptionnelle, une voix dans la 3 ou 4ème rangée dit : « Mon cœur est plus beau que le tien jeune homme ! Mon cœur est plus beau que le tien jeune homme ! ». Et tout le monde se demandait qui avait osé même dire que c’était possible d’avoir un cœur plus beau que celui de ce jeune garçon-là. Aussi, tout le monde s’est retourné pour voir qui avait bien pu oser dire cela. Et quand ils se sont retournés, ils ont pu apercevoir un monsieur d’un certain âge mais avec un visage tellement sincère, intègre, intrinsèque, invitant, sans prétention. Mais tout le monde l’a regardé quand même avec un peu de jugement, d’un air de dire comment est-ce qu’à son âge, avec les habits qu’il porte et ce, même s’il a l’air très sincère, comment peut-il prétendre avoir un plus beau cœur que ce jeune garçon-là. Alors le jeune a dit : « Si ton cœur est plus beau que le mien, vieil homme, et bien viens nous le montrer. »
Alors le vieil homme s’avança d’un pas lent mais sûr jusqu’au centre de la foule et lentement entra sa main dans son manteau et en sorti son cœur. Et là, le jeune éclata de rire en une fraction de secondes et dit : « Vieil homme, tu es un fou. Ton cœur est plein d’égratignures. Il y a des trous. Il y a plein de morceaux rapiécés sur ton cœur. Il est sans éclat. Tu ne sais pas ce que tu dis. »
Et le vieil homme regarda juste le jeune et lui dit : « C’est peut-être l’erreur que tu fais jeune homme. Car chaque égratignure sur mon cœur que tu vois, ce sont des fois où j’ai aimé et que j’ai peut-être été déçu, blessé et que ça n’a pas fonctionné. Chaque morceau rapiécé que tu vois, ce sont toutes les fois où j’ai donné un petit morceau de mon cœur à quelqu’un d’autre et, en échange, il m’a retourné un morceau du sien. Les trous que tu vois jeune homme, ce sont toutes les fois où j’ai pris des risques, où j’ai cru en mes rêves et j’ai cru en moi et que j’ai osé, de mon propre vivant, vivre ma légende personnelle ; et ça n’a peut-être pas fonctionné, ça m’a laissé un trou mais en fait lorsque je regarde mon cœur, jeune homme, je vois un cœur qui a aimé, je vois un cœur qui a risqué, je vois un cœur qui a donné.» Et le vieil homme prit un petit morceau de son cœur et le donna au jeune homme pour le rapiécer sur le sien. « 

Il y a plusieurs façons d’interpréter cette histoire mais rapidement, le jeune homme a réalisé que son cœur avec son éclat si exceptionnel, était un cœur qui n’avait jamais risqué, un cœur qui n’a jamais aimé, un cœur qui n’a jamais donné…un cœur qui n’a jamais tenté d’être blessé…

Etes-vous comme ce jeune homme qui essayait d’avoir un cœur intact, sans blessure, sans égratignure, sans trous, sans rapiècements ? Ou alors avez-vous bien compris déjà -comme le jeune homme de l’histoire in fine- que c’était OK aussi d’avoir un cœur égratigné, rapiécé, troué ; parce que c’est justement cela qui fait qu’on a un cœur exceptionnel et le plus beau cœur du monde…

Aussi il faut espérer que notre cœur ait des égratignures, des petits trous et des morceaux rapiécés que l’on a très certainement donnés aux gens que nous avons aimés et que nous aimons et qu’en retour, ils en ont faits tout autant. C’est sûr que dans notre quête personnelle, nous allons avoir des égratignures, mais l’important est comment nous percevons ces égratignures, l’interprétation qu’on leur donne.

Est-ce que vous êtes toujours à la quête d’avoir un cœur parfait, d’un éclat exceptionnel, brillant, sans égratignure, sans rapiècement ? C’est une fausse quête. Il faut faire la paix avec ses échecs, il faut faire la paix avec ses égratignures, il faut faire la paix avec les choses qui nous ont fait mal car en même temps, cela fait aussi la beauté de qui l’on devient. En tout cas, s’il faut retenir quelque chose de cette histoire-là, c’est qu’il faut avoir le courage d’avoir un cœur un petit peu égratigné…


PS : inspiré par le jour n°9 du défi « Dans 30 jours, j’aurai…. », de Martin Latulippe, expert canadien en leadership d’inspiration. http://martinlatulippe.ca/

Photo Martin et Joëlle

Photo de Martin Latulippe et de Joëlle de Jeune et Punchy / Paris juin 2015

 

 


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