Le conte chaud et doux des chaudoudouxJ’ai  relu dernièrement un de mes livres préférés « Le Conte Chaud et Doux des Chaudoudoux », l’adaptation française de « A warm Fuzzy Tale », le célèbre conte de Claude Steiner, psychologue et disciple d’Eric Berne, le fondateur de l’Analyse Transactionnelle ; celle-ci est utilisée pour comprendre, gérer, changer et améliorer les relations entre des individus, des organisations. Cette adaptation a été réalisée par François Paul-Cavallier, thérapeuthe en visualisation et formateur. Je le lis, le relis, le fais lire et l’offre depuis que je le connais, des années ! J’ai souhaité vous en parler au cas où vous ne le connaîtriez pas (même pas envisageable !) ou pour vous le remettre en mémoire… Car  la première fois que je l’ai lu, il avait fait tilt avec ma situation et avait éclairci certains « trucs » intérieurs et antérieurs…. 🙂 Comme quoi, la forme importe peu, même s’il y en a qui ont pu se moquer parfois !!

OK, ce choix d’ouvrage n’est peut-être pas très littéraire mais c’est une histoire qui permet aux lecteurs avisés de voir dérouler devant eux le film de leur vie et quelquefois « d’avoir froid dans le dos » -chaque moment décrit leur rappelant des personnes ou des moments bien particuliers. Pour d’autres lecteurs, elle leur fera dire un peu interloqués qu’on leur ait conseillé à eux, adultes, une telle lecture « C’est bien, c’est joli… » 🙂 Que cette histoire ait été éditée sous forme d’album n’est pas neutre en ce sens.

Le texte est très intéressant et enrichissant mais les magnifiques illustrations de PEF apportent énormément aussi. Et une deuxième lecture apporte un plus, une troisième encore un autre plus, etc. Je vous mets un lien tout en-dessous si vous avez été conquis et n’hésitez pas à l’offrir à des petits (pas trop petits) mais aussi et surtout….à des grands !! 

La forme est un conte mais le contenu est très sérieux. Je l’ai exploité à plusieurs reprises professionnellement et ça passe mieux souvent qu’un discours indigeste car trop théorique…  Et j’avais même eu l’audace de m’en servir de base pour un devoir de Gestion de Ressources Humaines en Maîtrise et il m’a occasionné un beau 18 je crois me souvenir à moins que ce ne soit un 16…. Il me porte chance, c’est évident.

En voici un bref résumé : « En ce temps-là, tout le monde vivait heureux et échangeait d’inépuisables chaudoudoux. En ce temps-là, il était très facile de se procurer des chaudoudoux et lorsque quelqu’un en avait envie, il s’approchait et demandait « Je voudrais un chaudoudoux ». Pas de problème, les gens n’arrêtaient pas d’échanger des chaudoudoux et comme ils étaient gratuits, on pouvait en avoir autant que l’on en voulait. Jusqu’au jour où l’abominable sorcière Belzepha conçut un plan diabolique. La vie avait bien changé ! Ils avaient beau trouver des chaudoudoux à chaque fois qu’ils plongeaient la main dans leur sac, ils avaient peur d’en gaspiller et en devenaient chaque jour plus avare. La situation devint de plus en plus grave. Pourtant, la vilaine Belzepha ne voulait pas que les gens meurent. Une fois morts, ils ne pouvaient plus rien lui acheter. Elle mit au point un nouveau plan, elle distribua à chacun un sac qui ressemblait beaucoup à un sac de chaudoudoux, sauf qu’il était froid alors que ceux qui contenaient les chaudoudoux étaient chauds. Dans ces sacs, Belzepha avait mis des froids-piquants. Ces froids-piquants ne rendaient pas ceux qui les recevaient chaux et doux mais plutôt froids et hargneux. Cependant, c’était mieux que rien… Les gens préféraient un faux chaudoudoux au risque de ne rien recevoir. Les chaudoudoux étaient devenus si rares que certains prenaient des froids-piquants qui, eux, étaient innombrables et gratuits et les recouvraient de plumes un peu douces pour cacher les piquants et les faisaient passer pour des chaudoudoux. Mais ces faux chaudoudoux compliquaient la situation. Par exemple, quand deux personnes se rencontraient et échangeaient des faux chaudoudoux, elles s’attendaient à ressentir une douce chaleur et s’en réjouissaient à l’avance et, au lieu de cela, elles se sentaient très mal. Comme elles croyaient s’être donné de vrais chaudoudoux, plus personne n’y comprenait rien. (…) Est-ce que maintenant les gens vont suivre l’exemple de Julie Doudoux (aux formes généreuses, a priori l’auteur pense qu’il faut cela pour être gaie et épanouie !! 🙂 ) et des enfants et prendre le risque de supposer qu’il y aura toujours autant de chaudoudoux que l’on voudra… Se souviendront-ils des jours heureux où les chaudoudoux existaient en abondance parce qu’on les donnait sans compter… ».

Voilà le commentaire que j’en avais fait sur Amazon le 21 août 2002 : Incontournable pour « Grandir ». « Un livre que l’on trouve souvent en librairie dans le coin « enfants ». Mais qui a plus sa place chez les adultes dans le rayon « Relations Humaines ». Donner, donner sans compter. Recevoir aussi. Les enfants ont encore cette spontanéité, les adultes ont besoin de la retrouver.
Un livre plein d’espoir si on le lit avec son coeur, son coeur d’enfant. Un livre qui bouleverse, qui fait remonter à la surface des moments forts, des personnages importants de votre vie : des chauds et doux, des froids et piquants et d’autres -plus pervers- qui paraissent chauds et doux mais qui se révèlent à terme glacés (ça vous fait froid dans le dos rien que d’y repenser!)et font tellement mal. Mais c’est mieux que rien…
Je le conseille à tous, aussi à ceux qui, se « prennent la tête » dans des séminaires de management et emploient de grands mots savants, tout fiers qu’ils sont d’avoir étudié l’analyse transactionnelle et/ou la PNL.
Pour améliorer les relations humaines au sein de sa famille, de son cercle d’amis, dans son entreprise, donnez, donnez et recevez sans compter. Tout le monde aura plus « chaud et doux » et vivra plus heureux… »

Plein de chaudoudoux à vous.

Joëlle Doudoux 🙂Chaudoudoux

Pour info :

Chaudoudoux = stroke (ou signe de reconnaissance)  positif en Analyse Transactionnelle

Froids Piquants = stroke négatif   

 


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