jeunesse, active, confiance en soi

La confiance en soi

  1. Définition

Elle est souvent confondue avec l’estime de soi. En fait, c’est se sentir capable, crédible quand on souhaite réaliser un projet et une action bien spécifique ; à la différence de l’estime de soi qui est de sentir valable.

  1. Lien entre confiance en soi et motivation

On est en droit de se demander si on a confiance en soi parce qu’on est motivé ou si on est motivé parce qu’on a confiance en soi… En fait, il n’y a pas de lien automatique entre capacité soit se sentir capable, avoir confiance en soi et motivation, que ce soit dans un sens ou dans l’autre.

  1. L’origine de la confiance en soi

Il y a bien sûr un facteur individuel, un facteur inné selon la personnalité de l’individu ; en fait, on a à l’origine un certain capital de confiance en soi.

Ensuite, c’est quelque chose qui va se développer, se renforcer par l’environnement familial, les éducateurs ou l’environnement professionnel. Par exemple, si on expérimente des choses dans notre famille et que l’on n’a pas le feed-back venant nous nourrir en retour, on aura tendance à ne plus oser expérimenter des choses et donc notre confiance en nous va se déliter progressivement. Et ça vaut également dans l’environnement professionnel, si on a des managers autour de nous qui ne prennent pas le soin de nous donner ce bon feed-back, le bon conseil sur la manière de retenter cette expérience qui a pu être potentiellement réussie, on va voir une confiance en soi qui va s’autodétruire progressivement.

Il est donc difficile de développer la confiance en soi qui est très liée à la personnalité et très liée à l’environnement dans lequel on travaille ou on vit, on évolue.

  1. Lien entre confiance en soi et réussite

La question est : est-ce qu’on réussit parce qu’on a confiance en soi ou est-ce qu’on a confiance en soi parce qu’on réussit ? La réponse est les deux, ça marche dans les deux sens.

  • Si on a confiance en soi, on se sent crédible pour expérimenter des choses et on va potentiellement réussir donc on voit très bien que le capital confiance est facteur de réussite.
  • Et inversement, si je suis en permanence en train de réussir les projets que je mène les uns derrière les autres, ça renforce ma confiance en moi et donc je suis de plus en plus apte à réussir mes projets. C’est le côté positif de la confiance en soi.

Toutefois, attention de ne pas avoir un excès de confiance en soi, être une tête brûlée, faire partie de ces gens qui se précipitent sur chaque expérimentation.  Et pour autant, il ne faut pas se limiter dans la prise de risque. En fait, il faut être un peu stratégique, c’est-à-dire expérimenter des choses en s’étant posé une première question avant : si j’échoue, quel est mon plan B ? Ca exige de faire fonctionner ses méninges en amont afin de réfléchir à un plan B pour pouvoir justement mieux oser et se sentir plus en confiance pour aller de l’avant.

  1. Le rôle de l’environnement sur la confiance en soi

Il est à la fois fondamental et à la fois négligeable :

  • Fondamental par rapport au feed-back donné par l’environnement familial, amical, professionnel, etc. Selon la manière dont on va nous restituer et nous aider à grandir sur ces expérimentations que l’on va mener, on va plus ou moins renforcer notre confiance en nous. Donc,  si on a développé suffisamment d’expérimentations dans un environnement gratifiant, on va développer la confiance en soi et l’estime de soi.
  • Négligeable si la confiance en soi est déjà bien ancrée en soi et donc, dans ce cas, nous sommes quelqu’un de solide et donc c’est nous-même qui sommes en capacité de nous donner nos propres feed-back. On est suffisamment solide pour pouvoir évaluer la réussite de tel ou tel projet. Il faut toutefois pondérer ces propos car selon les individus et l’environnement et les croyances qu’ils ont développées par rapport à cet environnement, une même personne peut évaluer une réussite ou une quasi-réussite de manière différente. Par exemple, imaginons un challenge : on doit atteindre 100. On réalise 99 sur 100. Si dans notre environnement, pendant des années, on nous a dit que 99 % de réussite étaient un échec, nous avons engrangé dans notre for intérieur l’idée qu’en fait, ce sont 100% et au-delà qui sont la réussite. C’est ce qu’on appelle en coaching un driver « Sois parfait » et donc on n’évaluera pas correctement notre 99%. Si, par contre dans notre environnement personnel, familial, nos éducateurs et parents nous ont envoyé le message que 99% d’une réussite, c’était quelque chose de formidable, qu’ils nous ont adressé des encouragements, etc. là nous avons engrangé une image positive de soi quand nous réalisons quasiment cet objectif et donc nous allons pouvoir plus facilement expérimenter de nouvelles choses donc on voit bien que la manière dont on a des retours de son environnement va construire cette image que l’on peut avoir de soi.

Les hommes ou les femmes qui ont eu cet environnement ont mis en place ce que l’on appelle des croyances limitantes. Leur rôle est dans ce cas d’aider la personne à retirer sa paire de lunettes déformantes sur la réalité de ses réalisations, l’aider à prendre confiance et voir s’il y a des filtres qui peuvent adresser une mauvaise information sur ce qui est une réussite en fait, 99% de l’objectif par exemple.

  1. Développer la confiance en soi

En fait, il faut se poser la bonne question sur le problème rencontré. Est-ce que c’est un problème de confiance en soi ou est-ce un autre problème, d’estime de soi ?

Puis bien clarifier dans quel contexte spécifique nous rencontrons ce type de difficulté : professionnel, familial ?

Il s’agit donc de se poser les bonnes questions dans le bon contexte.

Et ensuite, créer les expérimentations nécessaires pour grandir sur ce chemin de confiance et de renforcement de confiance et de nous donner la permission en calibrant à chaque fois les petits pas, la permission d’aller de l’avant. En résumé :

  • Se poser la ou les bonne(s) question(s),
  • Enlever ces fameuses lunettes déformantes que sont nos croyances bloquantes ou limitantes.
  • Avancer sur ce chemin en utilisant la démarche des petits pas et donc à concrétiser, à réaliser notre objectif.
  1. Les éléments qui peuvent venir détruire la confiance en soi acquise

Par exemple, est-ce qu’un échec peut anéantir la confiance qu’on a en soi ?

Tout dépend de la nature de l’échec et du ressenti de l’échec, la confiance en soi peut effectivement être dégradée.

Il y a échec et échec en fonction justement de la paire de lunettes déformantes que l’on a pu poser dans son enfance notamment. Par exemple, un échec majeur sur un terrain fragile, là où on n’a pas de fondations solides peut effectivement entraîner une dégradation forte de la confiance en soi d’où l’importance de faire appel à son environnement amical, professionnel ou à un coach ou voire à un thérapeuthe dans certains cas, lors d’échecs extrêmement difficiles.

Il y a dans un échec une phase, une courbe de deuil où l’on peut avoir une descente qui peut être extrêmement douloureuse et éventuellement une remontée de la pente, mais ce n’est pas gagné si on n’est pas accompagné. Cela arrive quand on n’a des fondations personnelles qui sont fragiles ou quand l’échec est extrêmement douloureux ou récurrent. On peut éventuellement se faire accompagner, c’est important de prendre du recul sur cet échec, très important.

Mais ça ne veut pas dire que c’est compromis définitivement…

  1. Un échec, ce n’est qu’une étape et on peut rebondir

Tout dépend de la nature de cet échec. Il y a des personnalités qui ont plus de facilité à gérer, à résister aux échecs. D’ailleurs, ce sont souvent des personnes qui ont rencontré des difficultés plus jeunes et qui ont développé ce qui s’appelle de la résilience c’est-à-dire la capacité à revenir dans son état initial après un épisode traumatique. La spécificité de cette population, c’est qu’elle a expérimenté des choses difficiles et aussi parfois qu’elle a su être entourée, accompagnée pour pouvoir rebondir. Ces personnes ont une grande confiance en la vie et c’est ce dernier point le plus important surtout.

  1. Confiance en soi et santé physique

Est-ce que la santé physique peut jouer un rôle sur la confiance en soi ? Oui, complètement. Des soucis de santé physique ou mentale peuvent entraîner des baisses de la confiance en soi. Si on nous adresse un feed-back au moment où l’on n’est pas bien, affectivement par exemple, où notre moral en a pris un coup pour des raisons familiales ou parce que tout simplement, nous sommes fatigués, que nous avons mal dormis à plusieurs reprises, ou si nous sommes affaiblis par une maladie ; effectivement ça peut être tout à fait dramatique d’où l’importance d’entretenir sa mécanique interne c’est-à-dire faire du sport, des activités de manière à bien dépenser son énergie, à être bien dans son corps dans des activités qui peuvent être physiques, des activités de loisirs mis c’est aussi bien manger, bien se nourrir.

Prendre le temps d’entretenir son corps et son cœur est très important.  On l’oublie souvent, son cœur… Entretenir son cœur, c’est avoir autour de soi un environnement familial, amical qui soit vraiment un soutien et qui nous permette de développer ce qui est dans la nature profonde de l’être humain. Avoir des interactions et des relations humaines, ça fait chaud au cœur et ça contribue à ces fondations personnelles solides dont on a besoin.

  1. Conseils pratiques pour optimiser sa confiance en soi 
  • Bien s’entretenir,
  • Expérimenter des choses : être capable de se sentir crédible, ceci passe par l’expérimentation ou la prise de risque mesurée mais la prise de risque quand même. Donc, se lancer des challenges régulièrement. Toutefois, attention à se lancer des challenges qui nous permettent de renforcer notre capital confiance, des challenges réalistes car la première personne qui a besoin d’être crédible, c’est soi par rapport à soi, donc éviter les challenges stupides. Il faut capitaliser sur des challenges réalistes qui nous rendent crédibles déjà dans un premier temps vis-à-vis de nous. On est la première personne qui a besoin de se rendre crédible vis-à-vis de nous.

Etre gentil et doux avec nous et la vie nous sourira…


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