@ jeuneetpunchy.com Le texte de cet article est la propriété de son auteur et ne peut être utilisé sans son accord et sous certaines conditions.


 

tri, liberté, femme, joie

Le b-a ba du tri qui libère

Ou plan d’attaque pour libérer ses blocages et passer à l’action, et faire de la place à ce que l’on aime vraiment et à la nouveauté.

Journaux, magazines, papiers qui s’accumulent, vêtements qui débordent dans les placards…et la cave qui est engorgée par tous les « refourgués » dont on ne savait que faire et qu’on a déposé là en attendant…

J’ai personnellement toujours aimé vivre dans un espace dépouillé, minimaliste où tout est bien rangé –chaque chose à sa place- out net, « nickel chrome » comme diraient les personnes qui me connaissent. J’ai souvent déménagé par le passé et quel sentiment de bien-être de se délester du surplus, du passé révolu et de faire place nette à la nouveauté, à un nouveau mobilier, nouveau style, nouveau décor, une nouvelle vie, nouvelle étape. Puis, alors que ce devait être un logement « temporaire » voilà que je suis restée une bonne quinzaine d’années dans le même appartement, la vie en a décidé ainsi…le temps d’une belle traversée du désert… Et voilà qu’à un moment donné, je me rends compte que une multitude de trucs divers et variés, de magazines, de documents à lire ou à relire se sont amoncelés et que la cave est pleine de « ça pourrait servir… » ou « je le donnerai à untel… » ou « je verrais ce que j’en fais plus tard … » ou de produits multiples issus d’opérations promotionnelles diverses et variées…

Alors opération commando et 1er tri puis second et 3ème, 4ème ou plus si besoin jusqu’à faire enfin place nette et n’avoir gardé que l’essentiel. La méthode de faire en plusieurs tris, plusieurs étapes permet de mieux gérer la situation et surtout de démarrer les hostilités contre l’amoncellement en douceur…

Car pourquoi a-t-on parfois du mal à s’y mettre ?

Le désordre représente en fait toutes les décisions que l’on n’a pas prises, qui reste à prendre, et on a souvent la sensation que cela demande une énergie considérable. Eliminer, c’est apprendre à faire des choix et cela peut parfois être difficile et douloureux. Et pour certaines personnes, conserver un maximum d’objets donne parfois un sentiment de sécurité.

Et pourquoi a-t-on intérêt à le faire ?

Le désordre est l’équivalent visuel du bruit de fonds. Il fatigue, au sens propre (fouiller pour trouver ce que l’on cherche) comme au sens figuré (stress, découragement). Et il nous coûte perte d’argent (racheter ce que l’on ne retrouve pas) et de temps.

Trier c’est donc maîtriser l’espace et le temps, mettre de l’ordre dans sa tête et dans sa vie et ne garder que l’essentiel pour nous. Faire de la place autour de soi, c’est faire de la place en soi, se débarrasser de l’inutile permet de s’ouvrir au changement.

Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi.

 N’avez-vous jamais éprouvé l’envie profonde de tout ranger, de faire « le ménage de printemps » chez vous après une période difficile, pour la balayer justement, la rayer définitivement de notre vie et de nos mémoires. Et cela vous paraissait impossible, vu l’ampleur de la tâche et ne sachant pas par quel bout commencer. Au début, on sort tout, tout est déballé et c’est pire. C’est pourquoi il faut utiliser la méthode par étapes successives et ne pas tout sortir ni vouloir ranger en une fois mais faire un premier tri sommaire, un second, un troisième, autant qu’il y en aura besoin pour une pièce ou un espace donné ou le dressing, les vêtements, une partie assez douloureuse bien souvent. Une seule question doit alors occuper notre esprit : « Est-ce que ça m’est encore utile et m’apporte encore du plaisir, de la satisfaction ? »  Pour chaque pièce, vêtement, on décide oui, non, je verrais plus tard. Et on refait ce même tri plus tard en conscience avec ce que l’on avait mis dans les « je verrais plus tard ». Et ainsi de suite.

Tout s’éclaircit in fine et est « nickel chrome » après bien des efforts et des découragements mais quelle satisfaction ! Et ce, à tous les niveaux et en passant, on a fait quelques heureux, la voisine qui passait par là, les copines,  les organisations du style Emmaüs, Secours Catholique, Secours Populaire, etc.

Quelle belle analogie avec le travail que l’on doit ou devrait faire dans sa tête si encombrée souvent…. !!

Et il faut donc le faire très régulièrement, sans attendre, pour ne pas retomber dans l’encombrement et le désordre. Tout trier au fur et à mesure, au quotidien et partout et un tri plus approfondi régulièrement 1 à 2 fois par an. Adopter cette régularité, cette constance et on est sauvé de ce fléau ! Sans tomber dans l’excès non plus comme dans ce système de home management version US, la bible des housewives débordées. Un brin excessive (interdiction de se coucher tant que l’évier ne brille pas), Deux idées toutefois à en retenir :

  • Les « hotspots » : une fois par jour, extinction des « départs de feu », ces endroits où les objets ont tendance à s’accumuler rapidement (console de l’entrée, bureau, table du salon…). Tous les soirs, on passe 5 mn à trier ce qui a été déposé là.
  • Les « flying boogies » : on trouve 27 (ou autre nombre…) objets à jeter en moins de 15 mn. Tout compte : pots de yahourt vides, jouets cassés, papiers bonbons…mais aussi le vieux plaid laminé dont plus personne ne se sert. A faire une fois par semaine au moins pour éviter tout débordement et l’amoncellement.

Le tri, en conclusion :

  • Ne conserver que ce qui est utile et beau.
  • Privilégier la fluidité de l’espace, un agencement, une décoration épurée pour la sérénité de l’esprit
  • Trouver l’objet unique ou le minimum d’objet pour chaque usage.

Et vivre le minimalisme…

On croit souvent à tort que le minimalisme, c’est se débarrasser du superflu. Au contraire, c’est en fait faire de la place et ne garder que l’essentiel pour nous, ce que l’on aime vraiment, ce qui correspond à qui on est maintenant, et savourer pleinement ce qui nous apporte du plaisir, d’où une dimension hédoniste. Une dimension esthétique aussi, de vivre dans un environnement épuré où l’on a gardé le plus beau, l’Excellent et aussi une dimension philosophique en remettant en cause le besoin de posséder beaucoup et l’avidité que la société nous pousse à développer. Le minimalisme, ce n’est pas être radin mais dépenser son argent à bon escient. Il faut donc bien se connaître pour déterminer ce que l’on veut vraiment et bien discerner ce dont on a envie et besoin, pour être clair avec ses intentions.

Et cela s’applique à tous les domaines de notre vie et c’est un cercle vertueux car moins on a de choses et plus on éprouve de la facilité à jeter. Et cela devient automatique et fait partie de notre hygiène de vie.

 


© www.jeuneetpunchy.com  Merci de mettre le lien source vers cet article si vous souhaitez le partager ou fortement vous en inspirer. 😉