élogedelagourmandiseHier soir, alors que, telle Christophe dans sa chanson « Les Paradis perdus », je déambulais morose, le crépuscule était grandiose…. et perdue dans une sorte de spleen, mes pas m’ont amené jusqu’à un supermarché et son étal de journaux et magazines en tous genres. Alors qu’ayant envie de me laisser tenter par un des magazines nouveau style, nouveau genre, nouvelle philosophie, par la beauté de sa couverture, de son papier, j’allais le reposer en me disant encore un dont tu ne liras quasiment rien et qui va traîner un bon moment sur ta table de salon et vu le prix conséquent sois raisonnable. Quand tout à coup, je suis tombée sur cette page « Eloge de la gourmandise »… Vous pensez bien si vous me suivez déjà, que ça m’a interpellée !! 😉 Aussi, je l’ai pris et j’ai déambulé dans le magasin à la recherche de quelque chose qui pourrait bien me faire plaisir et nourrir mon état d’âme morose. J’ai pensé à de petites meringues que j’avais déjà expérimentées mais absentes du rayon, zut ! Alors pourquoi pas des bons biscuits à la cuiller – vous savez qu’ils sont non seulement agréables et doux à manger mais bourrés de protéines…et avec peu de gras en + !!-  euh non finalement pas trop envie. Et une plaque de chocolat ? Mes pas m’ont amené vers le rayon et les plaques de chez Lindt, vous savez les Maxi Plaisir de 235 g chacune…au chocolat au lait c’est sur mais dilemme praliné fondant ou praliné graines salées ?!  Aux graines salées, j’ai déjà goûté et j’adore ce subtil paradoxe entre la douceur du chocolat et le côté délicatement salé… Au fait, je vous ai déjà dit que je suis testeuse Lindt 😉 et que justement j’avais été chargée de donner mon avis de gourmande sur ce produit.

Je cherchais à me faire plaisir, à chasser ce spleen, cette morosité qui m’avait envahie depuis le matin et bien, juste de savoir, de penser que je pouvais me faire plaisir avec mes gourmandises préférées quand je le souhaitais et en toute conscience, sans culpabiliser, et bien paradoxalement, j’ai reposé cette plaque, pensant à toutes les pâtes de fruit que j’avais ingurgitées la veille, des bio du Père Louis qui me rappelaient des plus jeunes années et une autre vie qui ne me paraissait pas très heureuse sur le moment et dont quelques petits moments de bonheur comme de partager des friandises, bio pour se déculpabiliser !! me reviennent pourtant en mémoire… 250 g d’un coup quand même !!

Et bien juste de savoir que je pouvais me l’offrir, me faire ce plaisir quand je voulais, que cela m’était autorisé et bien et d’avoir pris déjà un plaisir gourmand rien qu’à y penser, j’ai finalement acheté du fromage, un achat plus raisonnable me semblait-il et il y a des protéines aussi !!

Voilà que je m’égare et je pense à un ami qui me dit que, souvent,  j’écris des mails de 3 km de long !! Mais encore une fois, ça me correspond et c’est MOI alors… 🙂

Alors voici bientôt le texte en question écrit par Camille VURPAS dans le magazine FLOW qui fait l’éloge de la gourmandise comme j’aurais pu le faire et que j’ai fait d’ailleurs notamment dans mon premier texte posté ici Je mange principalement des douceurs, et alors ?!  qui était un beau clin d’oeil à tous ceux qui, voulant s’intégrer dans l’air du temps, diabolise tel ou tel aliment…. Vous pouvez aussi lire mon article sur la sur la modernité alimentaire ou celui sur  les étapes de la construction alimentaire…. Je remercie Camille, l’auteur de cet article, de m’avoir redonné le goût d’écrire, le petit truc pour retrouver ma motivation alors que mes derniers posts ne me plaisaient pas car ils n’étaient pas vraiment moi. J’avais juste voulu faire plaisir, suivre notamment un ami cher et les pros de l’Internet et leur façon de faire…. mais je m’y étais perdue.

OK, le voici enfin  le texte « Eloge de la gourmandise » 🙂

Après le sans gluten, la tendance est au no sugar. Tentant. Pourtant, il s’est avéré que nous mangeons trop de sucre, que ce n’est pas bon pour la santé et même franchement addictif, doit-on pourtant rayer toutes formes de douceurs de la liste de nos envies ?

« De toutes les passions, la seule vraiment respectable me paraît être la gourmandise » écrivait Guy de Maupassant en 1881. En incorrigible bec sucré, je ne peux qu’adhérer. Que le premier (ou la première) qui n’a jamais terminé en douce le paquet de Chocos des enfants, qui n’est jamais tombé dans un pot de glace devant la télé ou n’a jamais succombé à la perfection d’un Merveilleux *, me jette la première pierre. Alors ?

Pourtant, aujourd’hui en France, le constat est sans appel : nous consommons en moyenne 25 kg de sucre par personne chaque année, contre 5 kg en 1950. C’est beaucoup. Trop. Il nous faudrait entamer une cure de désintoxication massive. Apprendre aux enfants à refuser la chouquette offerte par la boulangère juste avant le dîner. Réduire la quantité de céréales du petit déjeuner. Remplacer les bonbons par les frutis secs. Renoncer au ketchup et aux sauces aigre-douces. Etudier les étiquettes des plats cuisinés. L’OMS recommande en effet de ne pas dépasser 10% de notre apport calorique quotidien, soit 50 g de sucre par jour. Je vous épargne les détails sur les équivalences en cuillères de pâte à tartiner mais 50g, ce n’est vraiment pas beaucoup. Trop peu pour la gourmande que je suis. Aïe. Et puis, j’ai du mal à imaginer la tête de ma fille de sept ans si je devais lui concocter un anniversaire sans cupcakes, ni fraises Tagada ou nounours à la guimauve. Ou pire, celle de mon mari, si nous devions zapper un apéro rosé ou une coupette de champagne. A l’instar des mouvements prônant le no sugar  aux Etats-Unis, la journaliste Danièle Gerkens a tenté l’exercice. Elle témoigne dans son livre, Zéro sucre (éd.Les Arènes), d’une année passée à chasser la moindre présence de glucose dans son alimentation. « Traquer les étiquetages, réinvestir la cuisine, jouer le jeu du 100% frais, analyser le menu au restaurant, user les nerfs des serveuses, mentir aux copains quand ils dégainent le dessert, planter une bougie d’anniversaire dans un ananas… », ou comment elle a mis en place, chez elle et pour sa famille, des alternatives aux automatismes quotidiens. Bilan ? Six bons kilos en moins et, surtout, de l’énergie retrouvée.

Je la crois sur parole, je l’envie. Si, si.

Mais je l’embrasse presque quand elle concède être revenue au sucre à petites doses. Elle prône désormais le slow sugar, « du sucre que je veux, quand je veux ». Un carré de chocolat par-ci, par-là, un  petit gâteau (choisi) ou un verre de vin consommés avec MO-DE-RA-TION. Ouf. Parce que le sucre, c’est aussi tous les bons moments. Du partage, des célébrations, des émotions. Apprenons à le savourer, à le déguster, à l’apprécier à sa juste mesure. Sans pour autant y renoncer. La vie serait sans saveur, non ?

* Les Merveilleux ? Comme leur nom l’indique, une pure merveille. Meringues enrobées de crème fouettée, recouvertes de copeaux de chocolat, personne n’y résiste…et surtout pas moi. Vous en reprendrez bien une part ? « 

J’adore ce texte de Camille VURPAS dans le magazine FLOW d’octobre-novembre 2015. Je vous mets aussi ici un lien vers la chanson de Christophe « Les Paradis Perdus » pour ceux qui veulent comprendre mon état d’hier soir 🙂 ET pourquoi je n’ai pas craqué sur le sucre alors que j’étais dans cet état, et bien parce que je ne me l’interdis pas !! A bon entendeur, salut. 🙂

D’autres états d’âmes sucrés ci-dessous … 😉

Je mange principalement des douceurs….. et alors ?!


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