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sucre, aliment, nutritionSucres et glucides divers, je vous aime ! Vous avez toujours été là pour moi et vous m’avez accompagnée tout au long de ses années, même les plus difficiles et j’ai de la gratitude pour ça. Et ce n’est pas encore fini si j’en juge ma forte intuition et le reportage sur lequel je suis tombée « par hasard » sur Arte* et qui m’a confortée dans mes conclusions uniquement empiriques jusque-là.

Ok cette introduction est quelque peu provocatrice… Mais je veux ici réhabiliter les glucides, pas le sucre pur et dur (en poudre et blanc) et les sodas ou autres cochonneries que l’industrie alimentaire nous incite à consommer avec leur matraquage médiatique et publicitaire. Mais des glucides divers et variés, le goût et l’effet sucré dans notre organisme dont nous sommes nombreux à être fervents. Et des produits de qualité et le moins raffiné possible. Et pour le plaisir et fournir du bon carburant à son corps, pas compulsivement pour compenser ou apaiser une souffrance émotionnelle.

J’avais justement écrit il y a six mois de cela mon article intitulé « Je mange principalement des douceurs…et alors ?! ».  Et depuis un petit mois, voilà qu’intégré dans un travail de fond sur moi-même, j’ai décidé de réduire ma consommation de sucre, non pas pour un problème médical car je suis mince et en excellente santé mais pour un problème d’identité, le sucre ayant été le seul « amour » donné dans mon enfance et bien après… J’avais essayé de travailler là-dessus auparavant et notamment il y a un an déjà et la réaction avait été assez violente, c’était une fin de non-recevoir. J’ai réitéré donc il y a quelques semaines alors que je travaillais sur mes croyances et en écoutant quotidiennement une séance d’autohypnose sur le sujet, celle-là même qui avait été rejetée l’année d’avant.

Alors que je visionnais ce documentaire scientifique, je me suis sentie tellement « en phase » avec les conclusions ci-après comme si mon subconscient me disait « Pourquoi tout à coup tu veux rentrer dans le moule et répondre aux diktats des autorités bien-pensantes alors ta manière de fonctionner t’a plutôt réussi jusque-là ? Regardes toi ! Réduire les sucres dits rapides OK -on en reparlera- mais pas les diaboliser tout à coup, tout étant une question d’équilibre et de métabolisme. »  Par contre, il y a 2 ans, j’avais expérimenté quelques temps –alors que jusque-là, mes douceurs préférées étaient les meringues, macarons ou autres gâteaux aux amandes, qui sont sucrés certes mais avec peu de gras- des desserts tels que les crèmes brûlées, les panna cotta, les cheese-cake ou autres chocolats chantilly, etc. et là, j’ai vite ressemblé aux rats que nous apprendrons à connaître plus loin : prise de poids, fatigue, sédentarité peu ressemblante avec ma vraie nature, lourdeur d’estomac, digestion difficile, somnolence, etc.

Le professeur Susan Jebb, l’une des nutritionnistes les plus éminentes de Grande-Bretagne, a mené pendant 10 ans une série d’expériences très détaillées pour tenter de savoir qui du gras ou du sucré était le pire. Ces études ont démontré que de modifier la quantité de gras OU de sucre tout seul dans un régime n’avait qu’un effet limité surtout au niveau de la perte ou gain de poids. Alors que pouvons-nous donc bien manger qui nous fasse grossir et dégrade notre santé ?

Cet aspect a été justement étudié sur des rats qui sont les cobayes du Pr Paul Kenny, spécialiste mondialement reconnu de biologie liée à l’obésité et aux addictions. Il a mis en place une série d’expériences simples pour deviner ce que nous aimons manger et pourquoi.

Sa première idée a été de nourrir des rats avec du sucre servi à volonté. Ils ont apprécié et se sont jetés sur le sucre mais ils n’ont pas pris de poids car ils ont ajusté le reste de leur prise alimentaire.

Sa deuxième expérience a été de leur servir de la nourriture grasse à volonté. Si on leur donne accès à des substances grasses, ils prendront du poids mais pas tant que ça car ils vont réduire leur quantité de nourriture absorbée. Ils savaient que le gras est riche en calories et leur corps sait bien gérer et leur envoie des signaux « Tu as assez mangé ».

Fort de ce constat, le Pr Kenny a finalement donné à ses rats des aliments riches en graisse et en sucre, des cheese-cake notamment. Ils ont cessé de manger leur nourriture habituelle et saine mais ne se sont pas gavés de gâteau non plus. Mais ils revenaient régulièrement et en mangeaient donc plus souvent, de nombreuses prises alimentaires. Ils ressentaient tout le temps le besoin de manger. Les rats ont pris du coup énormément de poids, sont devenus sédentaires, dormaient beaucoup et bougeaient peu.  Et toutes leurs calories venaient des cheese-cake.

Donc, on peut constater que si les rats arrivaient à se contrôler face au gras ou au sucre, ils perdaient toute retenue face à un aliment associant les deux.

En conclusion, l’association gras-sucré n’a rien à voir avec les mêmes éléments pris séparément : elle plaît au palais. Elle va activer un mécanisme du cerveau qui se déclenche non pas quand on a faim mais quand on a plaisir à manger. On l’appelle le système hédonique, c’est très proche de la dépendance à la drogue. Les drogues n’ont aucune valeur nutritive ni calorique, elles n’apportent rien à part du plaisir. Le système hédonique est bien plus affecté par la consommation d’un plat riche en gras ET en sucre  que par l’absorption d’un de ces deux éléments séparés.

Notre corps sait très bien nous alerter quand nous avons besoin de manger mais le Pr Kenny a découvert que l’association du gras et du sucre boostait le système de récompense du cerveau et l’empêchait de nous dire de nous arrêter. Hors cette combinaison est l’œuvre des hommes, on ne la trouve nulle part ailleurs dans la nature.

Et il y a encore plus intéressant, les rats ne font pas qu’apprécier le mélange gras-sucré, ils affichent en plus des préférences selon le dosage de chacun des éléments. Le cheese-cake est une des préparations les plus grasse qui soit mais aussi les plus sucrées, c’est pratiquement du 50/50.

L’obésité qui touche le monde entier est un phénomène nouveau d’après le Pr Kenny, il est alimenté par la  nourriture industrielle qui contient ce mélange détonnant de sucre et de matière grasse. Le problème est qu’il perturbe radicalement le mécanisme d’autorégulation et de récompense de notre corps. Il semble donc que le véritable problème ne soit pas le gras ou le sucre mais le mélange des 2 qui est très riche en calories et surtout incroyablement agréable.

Il est d’ailleurs très étonnant de rester mince dans des sociétés comme les nôtres où nous sommes cernés par des aliments délicieux et relativement abordables. Il faut faire preuve d’une véritable discipline alimentaire pour ne pas se laisser glisser vers l’obésité. Il faut faire de petits ajustements dans ce que l’on mange et surtout supprimer toutes les petites gâteries qu’on grignote et qui finissent par envahir notre quotidien. En les supprimant, on diminue le nombre de calories qu’on absorbe et la quantité des nutriments qui nous préoccupent. Ça permet de retrouver une alimentation plus saine et de perdre du poids. Le secret, c’est vraiment de développer une vision plus globale de l’alimentation et de ne pas penser que tel ou tel aliment est bon ou mauvais. L’essentiel étant d’adopter un régime équilibré. On peut rajouter que tous les régimes « à la mode » se fourvoient et qu’il est capital de faire un minimum d’activité physique pour entretenir sa masse musculaire car le muscle est le siège de phénomènes qui affectent notre métabolisme.

Voir autre article Du sucre ou de la graisse, qui est notre pire ennemi ?  qui retranscrit une expérience présentée et faite par les deux protagonistes du documentaire scientifique portant le même nom.

Quelques réflexions et états d’âme sucrés ci-dessous… 😉


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